A Phnom Penh, l’association Roung Kon se bat pour préserver la mémoire des anciens cinéma. Ces jeunes architectes documentent les vestiges d’un art de vivre perdu. Les plus anciennes salles de cinéma datent de la colonisation française, et avant la décennie meutrière 1970, la capitale comptait 33 salles. Si l’activité a repris dans les années 1980, elles sont peu à peu tombées en désuétudes. Faute d’entretien et de public, ces lieux se sont transformés en garage ou karaoké, ou ont été détruits. Jusqu’à cette année ; le dernier cinéma d’époque qui projetait encore films de fantômes ou comédies populaires a baissé le rideau. Même les édifices les plus emblématiques – comme Le Capitole du célèbre père de l’architecture khmère moderne Vann Molyvann -, sont menacés par le développement de la ville. Je me suis glissée parmi le public d’une visite guidée, à la découverte de 13 cinémas du centre-ville. Un reportage diffusé dans l’émission « Vous m’en direz des nouvelles », sur RFI, le 17 octobre 2017.